. . J'ai lu quelque part que tous les journaux intimes sont écrits par des jeunes filles comme il faut, les plus délurés ont autre chose a faire. Moi j'ai seulement envie de vivre une vie dont je me souviendrai même sans en laissé une trace écrite . . [ Brooke - One tree hill. ].

 .   .  J'ai lu quelque part que tous les journaux intimes sont écrits par des jeunes filles comme il faut, les plus délurés ont autre chose a faire. Moi j'ai seulement envie de vivre une vie dont je me souviendrai même sans en laissé une trace écrite .  .  [ Brooke - One tree hill. ].
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Mes textes ne sont pas que personnel !
Surligne à la fin de mon texte pour voir d'où met venue l'inspiration.




Blog en pause.





Luune-Noire ___________________________Luune-Lullaby__------___________________ Beyond Of Destiny

# Posté le dimanche 05 juillet 2009 09:02

Modifié le lundi 05 octobre 2009 14:19

. . . Apprendre à aimer. Savoir aimer. . . .

 . . . Apprendre à aimer. Savoir aimer. . . ♥[a=].
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Je ne sais pas aimer.

Je ne sais pas ce qu'est aimer.

Et être aimé...

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J'ai souvent recherché dans l'abime de mon c½ur la sensation amoureuse dont le monde à l'air épris. Tout le monde le sent, le respire, le goûte. Pourtant moi, je ne le connais pas. Ce n'est pas l'envie qui m'en manque, mais je suis une débutante. Une petite fille à la quête de l'amour. Derrière la fenêtre je regarde les amoureux des bancs publics, j'analyse le moindre de leur geste. Et telle une étudiante, je prends note dévorant des yeux ces couples à l'eau de rose. Je suis gourmande, des aventures j'en ai eu des tas. Mais le néant est le seul ami qui occupe mon c½ur. Mon c½ur on me l'a prit, on me l'a abimé, brûlé, gonflé et je me suis rendue compte que la seule émotion que je pouvais ressentir était lors d'un ébat violent. Je ne suis pas faite pour les mots d'amour, les caresses. Je veux pouvoir sentir la douleur s'éprendre de mon âme, être enveloppée de rage pour ensuite sentir le souffle lent de l'homme à côté de moi. J'ai envie de crier. Parfois de pleurer.

Pourquoi pas moi ?

Alors j'ai trouvée comme seule personne à aimer, les étoiles. De mon jardin je les admire, les imprime dans mon c½ur et les goute de mes lèvres. Je les aime ces étoiles. Elles sont à moi, elles m'appartiennent. Je leur parle le soir, je leur envoie mes rêves et leur fait partager mon intimité. Elles seules sont dignes de ma confiance. Je n'y peux rien, je n'ai confiance en personne. Ni aux hommes. Ni aux femmes.
Je n'aime pas les hommes. Je les déteste. Je les hais de ne pas me faire connaitre l'amour. Alors, sous la pluie, je pleure. Je laisse échapper cette douloureuse absence qui a envahit mon c½ur depuis toujours. Je ne me respecte pas, j'ai perdu toute sociabilité dans cette tornade infernale de la solitude . J'ai compris maintenant.



Je n'arrive pas à aimer.

Je n'arrive pas à savoir ce qu'est être aimer.

Je n'arrive pas à être aimé.



Texte inspiré du livre " J'étais là avant " de Catherine Pancol.



Je veux sentir Ton c½ur. Le mettre à nu. Le saigner, l'aimer, le jurer. Pars, pars, ne reste pas. Change de vie. Domine Moi. Gifle Moi. Laisse moi t'appartenir. Je guérirai ton c½ur. Je guérirai ton âme. Je t'admirerai, t'aimerai. Je serai tout de Toi. Puis, j'étranglerai ta vie.Ton c½ur. Ton esprit. Tu seras mien. Je serai Tienne.



ͽ Perle ™



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Un texte qui a pris toute sa valeur grâce à cette demoiselle <3
Le plus beau commentaire que l'on puisse avoir.



# Posté le dimanche 05 juillet 2009 08:38

Modifié le jeudi 16 juillet 2009 06:58

. . « Je vais bien ne t'en fais pas » . .

  .  . « Je vais bien ne t’en fais pas »  . ♥[a=]  .
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C'est toujours de l'amour que nous souffrons
même quand nous croyons ne souffrir de rien.




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« C'est à force de prendre des coups
que l'on finit par ne plus les sentir. »
[ Inconnu ]



Comment te dire que tout va bien alors que tout va drôlement mal...


Je regarde transparente, l'½il attentif, la pluie hargneuse qui tombe déversant sa mélancolie. La fenêtre s'embrume, comme mon c½ur l'est à présent. Tu t'inquiètes, me demandes ce qui ne va pas. Rien... Je n'ai rien. Pourtant mon c½ur s'affaiblit, il n'a plus goût à rien. Mon regard est éteint, mon océan bleu est devenu noir. J'ai troqué mon amour pour la tristesse. Ma tête penchée te dévoile bien le mal que j'ai. Mais pourtant...
Je vais bien, ne t'en fais pas.

La télévision est la seule mélodie qui emplit l'appartement. La pluie elle, fait tomber son voile macabre. Elle obscurcit encore plus mon âme. La vie a perdu ses couleurs, il ne reste plus que le noir et le blanc. Ma tête bourdonne, s'évade loin. Très loin. Pensant à ce passé heureux avec toi. Maintenant tout est différent. La nuit fait place au monstre. Tu me fais peur avec ta voix d'ogre, tu me tétanise lorsque ta main claque sur ma joue et tu m'effrayes lorsque tu veux que je sois tienne. Je n'ose rien dire. Je n'ose rien faire. Pourtant, tu n'es pas niais, tu le sais bien qu'une chose me tracasse. Tu le sais que je me bouffe, que j'ai envie de crier « Ta gueule mon c½ur, cesse de battre ça serait tellement plus simple ». Oui plus simple de t'éviter, où de refaire sortir l'homme que j'ai connu et non le brigand qui est devant moi. Tu pilles mon c½ur, tu enrages mon sang, tu tords ma gorge. Cependant,

Je vais bien, ne t'en fais pas.

Les mots se taisent. Rien ne sort. Tant de choses à dire, pourtant elles se closent. Mes larmes se bloquent face à toi, je ne veux pas te perturber. Je ne veux pas que tu me regardes. Néanmoins, tu me fixes de ton ½il aussi noir que l'encre. Tu as peur toi aussi. Tu sais que mon c½ur me fait mal, que rien ne va. Tu le sais, mais tu fermes les yeux. Tu me laisses enfermée dans mon cauchemar dont toi seul es le maître. Je te fais un sourire faux. Un sourire forcé. Allez s'il te plait, tourne la tête. Prends toi en à autre que moi. S'il te plait...

Je vais bien ! Ne t'en fais pas...

J'ai l'impression que tout le monde est contre moi. La vie ne m'aime pas. Elle ne me respecte pas, c'est pour ça que je suis tombée sur son chemin. C'est pour ça que tout les soirs j'ai la peur au ventre. Que mon c½ur sonne vide, que mon existence n'a pas lieu d'être. N'a pas de but. J'èrre dans un monde qui me disloque les entrailles. Qui ne m'épargne pas. Et à la tombée de la nuit, à l'apparition des étoiles et de la lune, l'homme que j'aimais se lève une ceinture à la main.
Que reste-t-il de notre amour ? Où s'est enfoui l'homme de confiance, l'homme de ma vie ? S'est-t-il noyé dans l'abîme de la haine ? A-t-il prit peur face aux sodas en tête en tête ? A-t-il effacé les cris profonds de son c½ur à mon égard ? Il n'est plus l'homme que j'ai admiré. Romantique et honorable. Doux et aimant. Chassant le moindre nuage venant me perturber à l'horizon. Reviendra-t-il un jour ? ...
Un amour destructif.


Je vais mal, mais tu le sais déjà.



Texte inspiré malheureusement de fait réels. Pas de moi, mais d'une amie.



Réflexion en étincelle.
ͽ Perle ™

# Posté le dimanche 05 juillet 2009 16:53

Modifié le jeudi 16 juillet 2009 07:00

. . . Le partage d'un corps. Péripéthies merveilleuses mais parfois douloureuses. . . .

  . . .  Le partage d'un corps. Péripéthies merveilleuses mais parfois douloureuses.   . . ♥[a=].
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Un esprit solide dans le corps humain, c'est la plus grande force dans la plus grande faiblesse.

[Isocrate]











“Expliquez moi... ?”

Je ne me sens pas bien. Mon c½ur se déchire à la moindre vision d'un couple heureux. Je m'accroche au précipice mais ne tombe pas. Je suis forte. Mais tellement faible... Les soubresauts se font inégaux et ma bouche est sèche. L'amour, sentiment dérisoire, qui vous emplit et pourtant vous vide à la fois. On y a droit, puis il disparait. Je ne vais pas bien docteur, mon c½ur va lâcher je le sens. Il ne supporte plus rien. Il n'a plus goût de rien. Chaque jour est un combat pour entendre ce son d'un organe solitaire. Ce son inaudible aux autres mais qui m'emplit de douleur chaque jour, chaque minut, chaque secondes. Il va exploser, se ratatiner, se briser. Je le sens. Aidez moi, aidez moi à ressentir cette joie à deux. Cette délicieuse partie d'amour. Mon pouls diminue à chaque bouffée d'air, et ma cage thoracique me compresse. Mon c½ur n'a plus lieu d'être, il ne s'alimente plus d'amour. Docteur Je vais mourir... ?

« Madame, Une maladie d'amour ? »


Mais mes larmes ne cessent de couler. C'est à peine si je peux respirer... Elles oppressent mon c½ur, elles oppressent ma vie. L'eau perlée coule lentement sur mes joues. Chaque jour, chaque nuit. Je ne vais pas bien docteur. Je crie, je hurle, et l'eau chaude ruisselle une nouvelle fois... Mon âme se vide, et les déchets de mon âme anéantie font surface. Rien ne les arrête, rien ne les stoppe. Une boule obstrue ma gorge, je déglutis mais elle y loge toujours. C'est un supplice quotidien qui s'amplifie en douleur et désespoir. Je n'en peux plus, je suis malade. Je vais mourir. Ma tristesse a balayé tous sentiments heureux. Il ne reste que poussière et néant. Je ne peux pas vivre, je me détruis un peu plus chaque jour. Mon c½ur a une tumeur. Je ne sens plus ma force car les larmes me la prennent et l'enferment dans ce petit fragment qui provient de mon c½ur. Mon c½ur pleure et mon âme demande une imprécation de plus en plus alarmante. Docteur, je vais mourir... ?

« Ça a l'allure d'une dépression ? »


Non, ce n'est pas possible car mes poumons n'ont plus d'air. Ce n'est pas ma tête qui va mal, mais mon corps. Il transit, il brûle, il est incontestablement limpide et inerte. Et tout se répercute sur mes poumons, la machine qui me permet de vivre en ce monde cruel. Ils ne se gonflent plus, ils ne vivent plus. Ils survivent. Le trou béant s'agrandit, et la plaie saigne profondément. Mes poumons sont morts comme mon espoir l'est. Cette machine a perdu pieds, elle a rouillé sous les encombres de ma vie. Ce n'est pas de l'air que j'aspire, mais du gaz. Il me consume, me salit et me tue. Doucement. Lentement. Je ne sais plus ce que c'est de respirer, de prendre un bol d'air frais et de se sentir enfin rassasié. Moi, mon c½ur le rejette. Il ne veut plus rien de l'extérieur, il n'a plus confiance. Docteur, je vais mourir... ?

« Oh ! Un cancer peut être... ? »


Pourtant malgré ces obstacles, ces maladies mortelles et ces défauts, mon corps, je l'aime. Je me bats pour vivre et non survivre. Je sais que mon amour va quelque part, mais je ne sais où. Quelqu'un ou quelque chose absorbe tout de moi. Ma force, mon amour, mon espoir. Tous les matins je me lève d'entrain, je suis prête à affronter le monde. A effacer blessures et plaies. Mais désormais, je n'y arrive plus. C'est plus fort que moi. Docteur je ne vis plus en moi, je ne suis plus seule ni maître de moi-même. Mais je résiste, corps et âme me disent de ne pas lâcher, le bonheur est à portée de main. Alors je vais tendre la main.
Aujourd'hui docteur, je lève la tête et crie haut et fort : Je suis forte. Je me bats. Je vais y arriver.



« Madame, toutes mes félicitations, vous êtes enceinte »



Texte inspiré du livre " L'enfant d'Emma " de Abbie Taylor.


La magie des mots.
ͽ Perle ™



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Je sais que ce texte est un peu confus. On ne comprend pas forcément, mais ça retrace le chemin d'une femme enceinte. Du moins je pense que ça peut l'être. Elle tombe amoureuse, des fois est délaissée par son conjoint et donc a le c½ur brisé, ou pour toute autre raison. Ensuite elle fatigue, les hormones travaillent et elle pleure pour un rien. Puis l'impression d'être partagée en deux. Ce pourquoi la respiration se fait plus dure. Ce n'est qu'une image bien sur. Un texte sorti de mon esprit, peut être ne plaira-t-il pas. Mais c'est pas grave, c'est mon échappatoire à moi =).


# Posté le lundi 13 juillet 2009 16:01

Modifié le jeudi 16 juillet 2009 06:59

. . . Je voulais apprendre à aimer, j'ai appris à haïr. .Texte pour Demesure-Textuelle . .

  . . . Je voulais apprendre à aimer, j'ai appris à haïr. .Texte pour Demesure-Textuelle  . ♥[a=].
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***** « Ton visage est un endroit qui a marqué ******ma vie. »









*-------------------.......-------- de Anna Gavalda.














Je voulais apprendre à aimer, j'ai appris à haïr.

------Il faisait sombre ce jour-là. C'était le mois de janvier, le mois où l'astre solaire se couche-tôt, recouvrant le monde de ses étoiles que j'aimais tant. Déployant sa robe enchanteresse. J'étais folle d'elles, me sentant en sécurité quand leurs reflets s'imprégnaient dans mes yeux, couvrant mes iris de ce voile argenté. Je rêvais. J'étais damnée à les aimer pour toujours, car elles étaient les plus proches des anges. Pourtant, ce fut dans ce contexte-là, que tout bascula. Tout aussi puérile que cela laissait transparaitre, tout n'était que leurres.

------La journée avait été plutôt monotone. Je n'avais pas arrêté de penser à ce jour que le calendrier inscrivait. La date de la mort de mon père. Une date marquée au fer rouge dans mon c½ur. Mes pieds s'entrechoquaient, ma gorge était nouée. Et je continuais, rêveuse, à rejoindre mon habitat plutôt paisible. Quant à l'angle de cette rue, celle que j'avais pris tant de fois, que je connaissais comme m'appartenant. Il était là. Je n'avais pas pris l'ampleur du danger, me sentant en sécurité. J'avais continué à avancer, chassant le bruit désagréable qu'avait tenté de m'avertir mon estomac. Puis je commençais à sentir mon front transpirer, tout me disait de fuir. De prendre mes jambes à mon cou, et de ne jamais me retourner. Pourtant, je ne le fis pas. Avançant toujours, m'approchant de lui. Il avait un sourire encré sur son visage. Il arborait ce masque affriolant et malicieux ... Le bonnet noir qu'il portait lui cachait une bonne partie du visage. La neige le faisait ressortir vivement à mes yeux. Le contraste était frappant. Mes spasmes devinrent alors forts, m'obligeant à prendre quand même conscience de la situation. J'étais seule, il faisait froid, mais surtout, il faisait nuit.

------Traversant de l'autre côté de la route, je l'entendis. Ses pas frappants un par un le trottoir gelé. Enfonçant ses empreintes dans la glace. Le cliquetis des chaussures me dit alors d'avancer plus vite. Toujours plus vite. Mais ses pas se rapprochaient, trop près, beaucoup trop près. C'est alors que, courant, à bout de souffle, il m'attrapa. M'attirant près de son torse chaud et dur. J'étais tellement horrifiée qu'aucun son ne voulu sortir de ma bouche, c'était comme si un couteau traversait ma poitrine. Une lame tranchante lancinant mes poumons. Mon c½ur roulant comme des tambours, je me retrouvais dans cette ruelle, allongée par terre. L'homme m'avait poussé avec tant de force et fracas que mon visage heurta violemment la glace. Mes yeux restèrent fermés, de peur de me dire que c'était bel et bien la réalité et non un rêve. J'avais tant rêvé, que j'aurais pu ne plus faire la différence avec le monde réel ? Pourtant, me soulevant en un instant, me plaquant contre le mur, je compris que tout ça n'était rien d'autre que mon destin. Mon funeste destin.

------Me débattant de toutes mes forces, pleurant de toutes les larmes possibles, je compris que c'était la fin. La fin de tout, de ma vie, de ma mort. J'entendis pour la première fois sa voix, couvrant les sanglots bruyants de mon âme en péril. « Ta gueule, baisse ton pantalon ». Dure et rauque. Froide et précise. J'étais anéantie, telle une poussière, tout s'envola en un instant. Je n'étais plus, je ne vivais plus. C'était un pur cauchemar. Un qui ne prendrait jamais fin, puisque la fin faisait partie de ce chapitre-ci.

------Sa respiration était régulière, l'avait-il fait plusieurs fois ? Une montée de frissons s'empara de mon frêle corps. Mes lèvres tremblaient, virant du rose voluptueux au bleu froid et glacial. Mes joues étaient humides, les perles de mes yeux glissaient pour se confondre avec cette neige meurtrière. « S'il vous plait » fut la seule chose que mon âme eut voulu cracher à la figure de ce brigand. Il a pillé mon c½ur, détruit mes rêves, et désormais, il me violait mon âme. Tout était flou, tout était douloureux. L'impression de me perdre dans l'infernal abysse m'était incontournable. Il employait une arme déloyale, sa force inconditionnelle face à moi. Tout n'était que songe, tout n'était que hantise...

------Ouvrant ma braguette, tirant violemment sur mon haut, je me retrouvais nue. On me prenait ma vertu, on m'enlevait la dignité. On me déshumanisait, me retrouvant comme un jouet. Et le bourreau de ma peur, le voleur de ma vie, l'assassin de mon âme consuma mon humanité. Suçant toutes mes joies, aspirant tout amour. Ne laissant devant lui qu'un cadavre vivant. Me susurrant dans l'oreille un vulgaire et pitoyable « Merci » qui me paralysa tout entière. Mon myocarde avait battu pour la dernière fois dans cette ruelle. J'étais morte. Du moins, mon esprit, mon âme, mon c½ur, mes poumons étaient morts. Je n'arrivais plus à respirer, les moindres larmes se bloquaient dans ma cage thoracique, et ma haine me brûla. Partant comme si j'avais été en accord avec lui, comme si je lui avais offert mon corps volontairement, il partit en riant. Et depuis ce jour, ce jour marqué au fer rouge, Lola est morte dans cet abîme sombre et déserte. Déserte et sombre...

------Allongée sur cette couverture blanche et glaciale, les marques de ma souffrance n'étaient pas visibles. Je me retrouvais recroquevillée, les genoux bloquants mon thorax gonflé et ferme. Mais surtout vide. J'étais comme dans une autre vie, un état second. Je sentais le vent glacial traverser mon frêle corps, depuis combien de temps étais-je là allongée, sans vie ? Tout se bousculait dans ma tête. Tout était dissimulé à l'intérieur, là où personne ne pouvait voir. Mon faible corps était instable, ma tête tournait. J'étais hors de moi. Je ne comprenais pas ce qui avait pu se passer. Me blâmer était vain, c'était chose faite désormais. Mes iris s'étaient faient aveugle, mes yeux s'étaient fermés, ne voulant plus jamais se rouvrir. Priant de mourir. De ne plus sentir ce mal qui faisait désormais partie de moi, dans chacun de mes traits, dans chacun de mes mouvements, dans chacune de mes paroles. Je ne parlerais plus. Je ne vivrais plus. J'étais une défunte, une femme piétinée, une enfant violée, une âme en peine. Une personne perdue et oubliée. Je n'existais plus. Et je le détestais à un point de non-retour, je le détestais de m'avoir enlevé le goût mielleux de mes étoiles. Il avait été le seul, à pouvoir me provoquer cette perte de les aimer. Je n'étais plus l'enfant de la lune, il m'avait tout pris. Je m'accrochais comme une naufragée à l'espoir que ce ne fut qu'une illusion. Mon corps était sondé.

------Quelqu'un approchant, me frôlant à peine mon membre encore brûlé à vif et transit par la neige. Sa voix paraissait lointaine, il appelait à l'aide. Mais pourquoi ? L'aide, je n'en avais plus besoin, j'étais morte. Ça provoqua un hurlement tranchant et aigu sortant de ma gorge irritée et sèche. Ma vision était réduite au silence, ils étaient blancs. Le reflet lunaire s'était évaporé. Clignant des yeux, me relevant de mon lit humidifié de mes pleurs. Je compris que ce n'était qu'un rêve. Un spectre fantomatique, mes démons cachés. Je criais encore, aussi fort que je le pu. Mes poumons étaient compressés, liquéfiés. Et tout me revint comme si c'était hier. Comme si ce cauchemar s'était déroulé ce matin. Me frappant comme toutes ses nuits, m'enveloppant de cette peur, de cette haine. Entendant une seconde fois ce rire cristallin. Lola était décédée. Ce n'était pas un rêve. On l'avait prise dans cette ruelle sombre, en ce jour d'hiver. Un ange déchu.

------Me levant, j'observais mon nouveau visage dans la glace, j'eus voulu défaillir. A mon retour, j'avais honte. Tellement honte que je voulais changer d'identité. J'avais coupé ma chevelure d'or en coiffure pour garçon. Mon regard ne brillait plus, ma bouche ne s'ouvrait plus. Et mon organe solitaire ne battait plus. Alors, ouvrant la page de mon journal intime, je lis cette phrase que j'avais tant répétée. Cette unique phrase présente sur mon journal. Cette phrase que j'avais tant lue. Cette minuscule phrase qui portait tant d'ampleur dans mon c½ur. Et qui résumait ma vie.


« Ton visage est un endroit qui a marqué ma vie. »





Amalgame d'amertume.
ͽ Perle ™

# Posté le lundi 05 octobre 2009 14:14

Modifié le mercredi 07 octobre 2009 13:10